lundi 18 décembre 2006

Pour les amateurs de belles grattes.

Qu'en pensez vous??

OVATION Custom Legend Série limitée Patriot 1776 - 1976 Tambour et drapeau peint à la main made in USA New Hartford, Connecticut Table massive épicéa Rosette noir et perle Caisse arrondie deep bowl Manche mahogany / erable 5 parties Largeur au sillet 43mm Mecaniques Schaller / Ovation plaquées or 21 fret Touche ébène avec incrustation de nacre (superbe) Chevalet noyer avec incustations Truss rod avec plaque en mahogany avec incrustations 1er modèle Collector sorti par Ovation en série limitée

Daniel Johns dissociates himself

On peut penser ce que l'on veut du personnage, force est de constater que le talent de Daniel Johns est en perpétuelle évolution.

Après les débuts maladroits de Silverchair, Neon Ballroom fascinait grâce à quelques titres extraordinaires et Diorama ne laissait pas indifférent, mais avait pour lui l'honneur d'être différent justement. Dans ces deux livraisons, on sentait poindre le nez d'une écriture plus pop, plus directe, et on commencait à se dire que M. Johns était peut-être autant influencé par Pet Sounds que par Life Is Peachy.
Confirmation ici. Après le EP I Can't Believe It Is Not Rock en 2000, le p'tit Dan (c'est vrai quoi, on a l'impression de le connaître depuis toujours !) retrouve son pote Paul Mac durant l'été 2003 après la tournée des 'Chair pour composer un disque ensemble. Le résultat est bluffant !

Lâchant la production lourde de Diorama, oubliant presque totalement sa guitare, les compères Aussies livrent un disque léger, peut-être un peu confus, mais toujours passionant.
"We're Much Preferred Customers" ouvre les débats, production electro, ambiance Kid A, le titre s'impose justement comme le ferait une chanson de Radiohead (on pourrait faire la fine bouche et dire que le titre s'impose comme "Everything In Its Right Place" bis, mais bon ...). Le La, où plutôt le Mi, est donné et on enchaine direct avec "Somewhere Down The Barrel". Le refrain ici est une pure merveille, et je souhaite bonne chance à quiconque essaiera de s'en débarasser, le titre se terminant sur des "na na na" bien accrocheurs eux aussi. "Horror With Eyeballs" est semblable à une montagne russe de par sa progression et sa suite d'accords surprenante. Belle réussite, mais moins immédiate que les deux précédents titres.
"Lifting The Veil From The Braille" : CQFD. Soit on vomit dessus, soit on craque. Morceau instrumental, ode au bien-être absolu ou à l'overdose de Prozac. Niaiserie totale de débiles mentaux ? Délire de drogués ? Morceau parfait ? ... A vous de voir, maintenant que le rideau est levé.
"Forever & A Day" est une chanson céleste aux envolées de piano lumineuses, comme un rêve devenu chanson, surement la plus belle réussite du disque.
Ensuite "Thinking In Reverse", bon titre assez up tempo, toujours à la croisée des chemins rock et electro, qui malheureusement n'a pas le même niveau que le reste. D'ailleurs, le disque tout entier baisse d'un cran à la moitié. "Paris Circa 2007 Slash 08" second instrumental, évoque un peu Daft Punk, en moins débile mental. "Young Man, Old Man" lorgne plus du côté des Beatles tandis que "Aaaägry Megaphone Man" est une annonce de presqu'apocalypse pas assez terrifiante, et un peu lourde à digérer. L'album se termine sur un "Sleep Well Tonight" (merci, toi aussi) qui distille des harmonies à la Pet Sounds.

Excellent disque qui malheureusement baisse un peu de régime à mi-chemin, mais qui reste bien au-dessus du reste, et surtout un disque court et concis, original et accrocheur de bout en bout.
On attend la suite des aventures de Daniel Johns avec impatience.


Daniel Johns


The Dissociatives 03/06/05

Coup de coeur cinéma

Infiltrés (Les)
Sortie le 29 novembre 2006
Film américain de Martin Scorsese (2006)


Genre : Policier
Durée : 2h30

Avec Leonardo DiCaprio (Billy Costingan), Matt Damon (Colin Sullivan), Jack Nicholson (Frank Costello), Mark Wahlberg (Dignam), Martin Sheen (Queenan), Alec Badwin (Ellerby), Vera Farmiga (Madeleine), etc.

Boston. Colin Sullivan sort de l’école de police. Il intègre une unité qui monte un dossier contre Frank Costello. Billy Costingan sort lui aussi de l’école. Il est chargé d’approcher Frank Costello et d’infiltrer son gang. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Colin Sullivan a été pris en charge par Costello dès son adolescence. Il est la taupe au sein de la police. Liés, plus qu’ils ne le pensent, les deux hommes ne cessent de chercher la taupe qui s’est infiltrée dans l’autre camp.

Savoureux jeu du chat et de la souris, « Les Infiltrés » est la troisième collaboration de DiCaprio avec Scorsese après « Gangs of New York » et « Aviator ». Adapté du film « Infernal Affairs », le film est un chassé croisé haletant entre les deux personnages principaux. Les deux hommes s’affrontent par le biais de Costello, chacun tentant de démasquer l’autre. Jeu de l’intelligence et du sang froid, ils risquent leur vie à tout moment. Le film monte en intensité et Scorsese n’hésite pas à user de violence dans certaines scènes.

La distribution frise la perfection. Mark Wahlberg, que l’on a pu apercevoir dans « The Yards », campe un flic intègre à la coupe de cheveux démodée qui ne parle pas sans dire une injure. Ses joutes verbales sont à l’apogée quand il croise Alec Baldwin, plus en forme que jamais et dont la réplique sanglante « Tu n’as pas besoin de ces codes, tu les veux », résonne longtemps.
On retrouve Martin Sheen avec plaisir, lui qui avait déserté le cinéma pour la télévision.
Matt Damon s’installe avec naturel dans son personnage, taupe corrompue bien placée dans une unité qui a pour mission d’arrêter celui qu’il considère comme son père. Il rencontre de nombreux moments délicats, qui lui valent de belles sueurs froides. Toutefois, son personnage n’arrive pas à attirer la compassion du spectateur.

Le haut de l’affiche est tenu par Jack Nicholson, qui s’écarte de la comédie pour retrouver un genre dans lequel il excelle. Il joue à la perfection ce personnage sans morale, dont les seules préoccupations sont la réussite de ses affaires et passer du temps en bonne compagnie. Frank Costello sombre dans la folie au fur et à mesure et qui mieux que Nicholson sait jouer cela ?
Quant à Leonardo DiCaprio, c’est un acteur métamorphosé. Avec sa stature d’homme (enfin, il n’est plus la starlette maigrichonne de « Titanic »), il use de folie, de vulnérabilité, de peur, de sensualité et de force avec une telle délectation qu’on a envie de crier à tous qu’il tient la prestation de l’année ! Mi ange, mi démon, il séduit comme peu d’acteurs peuvent le faire. Et pourtant son personnage n’est pas des plus faciles à interpréter.

Martin Scorsese a retrouvé sa patte, qui lui avait un peu fait défaut ces dernières années. Il alterne les plans larges avec les gros plans, il plante sa caméra sur sa scène pour la balancer en travelling l’instant d’après. L’ambiance qui s’en dégage tient parfois de la claustrophobie lors des scènes fortes.

Tout est là pour qu’on ne voit pas ces 2h30 passer : la musique des Rolling Stones lors des séquences chez les mafieux, la qualité des dialogues dont les répliques judicieuses fusent à jet continu pour notre plus grand bonheur, l’excellence de l’interprétation, la virtuosité du montage, la richesse de la mise en scène.

Je manque d’adjectifs mais « Les Infiltrés » vaut vraiment le coup. C’est mon coup de coeur de cette fin d’année et pourtant, le cru de ce dernier trimestre est très bon.
Et pour vous mettre l’eau à la bouche, sachez que la fin détonne et étonne !
Un indice à ne pas lire si vous êtes cinéphile : Reservoir Dogs !

FICHE TECHNIQUE

Titre original : The Departed

Réalisateur : Martin Scorsese
Scénariste : William Monahan
Remake de Infernal Affairs, film de Andrew Lau et Alan Mak (2004 / Hong Kong)
Producteurs : Brad Grey
Brad Pitt
Graham King
Gianni Nunnari
Co-producteurs : Joseph P. Reidy
Mickael Aquilar
Rick Schwartz
Producteur associé : Emma Tillinger
Producteur exécutif : G . Mac Brown
Doug Davison
Roy Lee
Kristin Hahn

Directeur de la photographie : Michael Ballhaus
Compositeur : Howard Shore
Monteuse : Thelma Schoonmaker
Chef décoratrice : Kristi Zea
Costumière : Sandy Powell

Production : Warner Bros. USA
Plan B, USA
Vertigo Entertainment, USA
Initial Entertainment Group, USA
Media Asia Films Ltd, Hong Kong
Distribution : TFM Distribution, France
Warner Bros. Pictures, USA